ŒUVRES
COLLECTIONS
DÉMARCHE ARTISTIQUE
Ma pratique artistique explore les mécanismes naturels perceptibles à travers la couleur, la matière et le mouvement. Comment ces phénomènes peuvent être transposés dans une expérience picturale.
Je joue avec les langages internes de la couleur :
sa densité, son rythme, ses tensions, ses contrastes, sa luminescence. Pour moi, la couleur n’est jamais un simple pigment ; elle est une force, un mécanisme, une réaction physique et psychologique.
Je joue également avec des phénomènes perceptifs tels que la synesthésie, qui relie couleur et son. Ces phénomènes ouvrent un terrain fertile où la peinture devient un espace d’interprétation libre, un lieu où chacun projette sa propre lecture sensible.
Mon travail cherche à créer un terrain où l’abstraction rejoint la nature, non pas par imitation mais par analogie, en jouant avec les mêmes mécanismes qu’elle : la couleur, la composition, les contrastes et le mouvement.
Ma pratique en peinture abstraite s’apparente à une enquête.
Je relève les indices : couleurs, tensions, mouvements, compositions.
Chaque élément devient une piste qui influence la perception et ouvre différentes lectures.

QUALIA
Ce qui est ressenti, sans pouvoir être pleinement décrit.
La collection Qualia s’intéresse à l’expérience intérieure de la perception — à cette sensation intime, unique, qui échappe au langage. Chaque œuvre devient un espace où la couleur n’est plus seulement vue, mais vécue.
Les formes y sont instables, ouvertes. Elles ne cherchent pas à représenter, mais à activer quelque chose en nous. Une impression, une vibration, un souvenir peut-être. Ce qui apparaît sur la toile ne fait que révéler ce qui se passe déjà en dedans.
Ici, il n’y a pas de lecture unique. Chaque regard fabrique sa propre réalité. Ce que vous percevez vous appartient entièrement.
Qualia propose une rencontre entre l’œuvre et celui qui la regarde — un moment où voir devient ressentir.

SIBYLLIN
Ce qui se révèle sans jamais se dire complètement.
La collection Sibyllin explore cet espace fragile entre ce qui est perçu et ce qui échappe. Chaque œuvre agit comme un fragment de langage sans traduction directe, une énigme sensible où la matière, la transparence et le mouvement deviennent porteurs de sens.
Rien n’y est imposé. Les formes se suggèrent, se dérobent, se transforment. Le regard cherche, hésite, reconstruit. Ce que l’on croit voir n’est jamais fixe, il évolue avec le temps, avec la lumière, avec l’état intérieur de celui qui observe.
Dans cette série, peindre devient une manière de laisser émerger ce qui précède les mots. Un territoire où le geste dépasse la raison, où la perception devient expérience.
Sibyllin, c’est l’art de ne pas tout dire, pour mieux laisser apparaître.

ILLUSIONS
Le mouvement avant la forme.
La collection Illusions explore le déversement comme langage, un geste libre, instinctif, où la matière se déploie sans contrainte, guidée par le mouvement plutôt que par la volonté de représenter. Le pouring devient ici un terrain d’apparition, où ce qui se forme échappe en partie à celui qui le crée.
Le noir et le blanc s’y rencontrent comme dans la nature : contrastes fondamentaux, forces opposées mais indissociables. Lumière et obscurité, densité et vide, présence et disparition. Ensemble, ils révèlent des structures invisibles, des tensions, des équilibres fragiles.
Les formes qui émergent semblent familières, puis se transforment. L’œil cherche à reconnaître, à nommer — mais rien ne se fixe vraiment. L’image glisse, se recompose, devient autre.
Dans cette série, l’illusion n’est pas un trompe-l’œil, mais une expérience perceptive. Ce que l’on croit voir est en constante mutation.
Illusions, c’est le moment précis où le regard hésite — entre ce qui est là, et ce qui pourrait apparaître.







